Pensées et réflexions.
Depuis quelques temps, l'Union Européenne met l'accent sur les biocarburants voulant qu'ils représentent 10 % de la consommation totale de carburant pour les transports européens. L'Allemagne réfléchissait déjà à la viabilité d'une telle solution. (voir cet article) Maintenant c'est au tour de l'ONU de s'inquiéter de l'intérêt accru pour les biocarburants. En effet, leur développement nuit aux pays pauvres à cause de la flambée des prix des produits alimentaires. Non seulement les biocarburants participent dans certaines régions à une déforestation massive, mais en plus ils font augmenter les prix alimentaires. Naturellement, ce sont les pays pauvres qui en font maintenant les frais, comme s'ils n'avaient pas déjà assez de difficultés.
Il me semble qu'en ce moment, dès qu'il est question d'écologie, l'esprit critique disparait. On nous pond des solutions étranges qui ne sont finalement pas viables. Peut-être n'est-ce que la manifestation de la situation d'impasse dans laquelle on est ? Peut-être faudrait-il trouver de véritables nouvelles solutions en osant quitter notre mode de vie actuelle ? Car, actuellement, lorsqu'on regarde toute la publicité qui utilise l'écologie comme argument de vente, on essaie de nous faire croire qu'on peut continuer à vivre comme maintenant, sans toucher à notre confort. Pourtant, il semble bien qu'il faille oser aller vers une réflexion profonde qui mène à repenser notre relation à notre environnement. Mais ceci suppose remettre en cause nos besoins et faire la différence entre ce qui est nécessaire de ce qui ne l'est pas. La société de consommation peut-elle seulement se remettre en cause elle-même ?
Pour le moment, bien qu'il ait eu une sorte de prise de conscience globale du problème environnemental, les vraies solutions tardent à voir le jour. De plus, pour les particuliers soucieux d'être dans un comportement écologiquement respectueux, il est difficile de s'extraire de la société actuelle. En attendant, rien ne s'arrange finalement et le mur se rapproche de plus en plus.