Au lieu de répondre individuellement aux différents commentaires sur le billet précédent, je préfère réagir avec un nouveau. Je trouve les réactions très intéressantes surtout en ce qui concerne le fait qu’il est difficile d’évaluer concrètement notre impact. En effet, dans ce test, il y a beaucoup de paramètres qui ne sont pas pris en compte. Mais est-ce seulement réellement possible d’évaluer correctement ? Car manger bio, s’habiller bio, c’est bien beau, mais si les produits bio viennent du bout du monde, on aura aussi une forte émission de CO2. Donc, le bio n’est pas toujours la solution miracle à moins de consommer local. D’ailleurs, c’est cet aspect qui devrait être important. Mais, lorsqu’on voit en supermarché des produits locaux beaucoup plus chers que des produits importés, on remarque tout de suite qu’il y a un problème de budget, mais aussi de volontés économique et politique. Car, bizarrement, en Allemagne, dans certains magasins, il est possible de trouver des produits bio moins chers que des produits normaux.
Là où je veux en venir, c’est qu’être responsable écologiquement est important, mais encore faut-il savoir concrétement comment agir. Comme le disait Marc dans un commentaire d’un précédent billet, c’est la quadrature du cercle. Est-ce que notre mode de vie moderne est compatible avec les ressources de notre planète ? Car, comme le dit Kalonek dans son commentaire, à moins de vivre dans une cabane sans eau et sans électricité, il n’est presque pas possible d’avoir une note 1 au test. Donc, ça montre bien qu’il y a un réel problème avec notre mode de vie actuel. Est-ce à dire qu’il faudrait revenir à l’âge de pierre ? Non, ce ne serait pas possible et ce ne serait pas souhaitable. Le fait que le test montre des failles, démontre bien la difficulté d’évaluation. Au final, on est obligé d’agir en aveugle.
Dans le même principe, il y a le site de Yann Arthus-Bertrand qui propose de calculer son émission en CO2. Il n’est d’ailleurs pas question d’alimentation, mais juste de notre consommation énergétique. Le site évalue notre émission et propose qu’on donne une somme équivalente pour aider à financer des projets pour compenser le CO2 produit. L’idée est intéressante et on ne peut que féliciter une telle initiative, mais le fait de compenser ne réduit pas notre émission quotidienne à nous et ne nous donne pas les outils nécessaires afin d’y remédier. On est presque alors dans une logique : " je pollue, donc je paye pour me donner bonne conscience ". C’est une dérive possible. Le problème actuel de la pollution et du réchauffement climatique est loin d’être simple. Non seulement il y a difficulté pour agir et savoir comment agir, et en plus il y a urgence. Je ne suis pas certain qu’on puisse trouver de solutions parfaites. Ce que beaucoup d’écologistes prévoient, c’est une période d’austérité, car on risque bien de se lever un jour avec peu de ressources naturelles et là il faudra bien faire avec. En sachant qu’en plus la population mondiale augmente, l’impact écologique de l’humanité sur notre planète ne pourra qu’augmenter. En attendant, chaque geste compte et je crois que toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.