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Pensées et réflexions.

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De la perfection

Dans le magazine Top Famille n°72 du mois d'octobre, il y a un article intéressant écrit par le philosophe Michel Puech. (je dois avouer que généralement je m'empresse toujours de lire sa chronique avant tout le reste) Il est question de la perfection et il l'approche de façon intéressante. J'invite donc, si vous avez l'occasion, de lire l'article en question. En tout cas, personnellement, ça m'a amené des réflexions.
On vit dans une société où la notion de perfection est omniprésente. On doit être un(e) parfait(e) mari (épouse), un parfait parent, un travailleur parfait, etc. Même le physique doit être parfait. Du coup, on se projette ainsi dans une espèce de perfection, qu'elle soit dictée par la société ou personnellement. Mais en pratique, c'est une autre paire de manches. Car, il faut reconnaitre qu'il est rare d'atteindre l'idéal qu'on se fixe, surtout lorsqu'on place la barre très haute. On court alors après cet idéal et on vit généralement dans une tension constante et une certaine frustration. Car, il faut le savoir, il est difficile de pouvoir gérer tous les paramètres de notre vie. Ainsi, lorsqu'on se fixe comme but d'être un parent idéal, on se rend bien vite compte que par moment, non seulement c'est difficile, mais en plus on peut dévier de l'objectif qu'on s'était fixé. La fatigue, le stress d'une journée, les événements extérieurs sont autant de facteurs pas toujours prévisibles qui ont un impact certain sur notre attitude et notre capacité à réagir aux choses.
Donc en constatant qu'on n'arrive pas à atteindre ce qu'on désire, viennent alors la culpabilisation et la frustration... mais surtout la non-acceptation de soi. Car c'est bien là que réside le problème central. En se fixant autant de perfection, on oublie ce qu'on est et on se coupe de notre écoute intérieure. Car, avant toute chose, l'acceptation de soi est la base afin de pouvoir se comprendre et éventuellement se transformer.
Michel Puech parle de l'humilité. Je le cite :

" Par quoi remplacer la perfection ? Par l'humilité. Faire au mieux, pas pour la gloire. Faire au mieux, mais pas dans la culpabilité, faire les efforts nécessaires au quotidien, en sachant accepter les ratés et les complexités humaines. Savoir ne pas être parfait, et ne pas démissionner pour autant, c'est faire un effort sur soi. (...) Avoir l'humilité d'accepter qu'on n'a pas besoin d'être parfait pour être libre et heureux, c'est une leçon de vie qui vaut la peine d'être transmise."

L'humilité, l'acceptation de soi. Ce sont des choses simples finalement, et pourtant si difficiles parfois à pratiquer. C'est être à l'écoute de soi, pas une écoute de nos désirs, de nos plusions, mais savoir écouter notre être intérieur dépourvu des tendances égotiques qui nous animent. C'est parvenir à se comprendre, avec persévérance et compassion. Accepter ses qualités est aisé, mais voir sans culpabilité ses défauts, c'est une autre histoire. Pourtant, en partant d'où l'on est, il est alors possible d'effectuer un merveilleux voyage, sans pour autant se figer dans des idéaux de perfection. C'est être authentique, c'est être soi.
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E
Article que je trouve très intéressant et je pense quîl est vrai que l'humilité est une variable très importante pour sortir du désir d'être parfait.Par contre, avec mon esprit analytique, je ne peux m'empêcher de voir ce désir de perfection comme une façon, illusoire, certe, d'être aimé. Et cela m'aide à comprendre cette course effrénée à la perfection et à répondre au fameux "pourquoi ?" d'un tel comportement pour lui donner un sens.Rechercher la perfection sous entend, de mon point de vue, rechercher l'amour et la reconnaissance. Et, à partir de là, on comprend qu'on recherche cet amour et cette reconnaissance à l'extérieur de soi. Alors, la prise de conscience que cela ne viendra jamais de l'extérieur si ça n'est pas déjà en nous arrive. Le travail sera alors d'apprendre à s'aimer et à se donner de la reconnaissance, avec nos failles, nos défauts et nos imperfections, d'où l'arrêt de la poursuite de la perfection.
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M
« Je commence à peine à comprendre qu’il faudrait tout recommencer », disait P. Bonnard. C’est avec cette modestie enfin atteinte qu’il a sans doute touché à la perfection de l’œuvre, que les couleurs des jardins sont devenues peinture, que la nature n’a plus eu le moindre obstacle à sa représentation.<br /> L’humilité est un signe de grandeur. L’humilité, c’est ce qui cache la sagesse, et la personne humble elle-même ignore nécessairement qu’elle est sage.<br />
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C
en fait j'ai parlé trop vite ...en fait je pense qu'il faut essayer de tendre au plus possible vers ce qu'on estime (c'est pas forcément ce que les autres attendent de vous) être la perfection ... à partir de là on n'a pas de regret parce qu'on fait de son mieux.Toujours pour être en accord avec cette maxime toute simple (si quelqu'un me trouve la source, ce serait cool) : le bonheur n'est pas le but à atteindre mais le chemin.
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Y
Oui, en effet, tendre vers ce qu'on estime être la perfection, mais sans pour autant basculer dans la frustration. Etre dans le contentement, tout en continuant à cheminer. Mais il ne faut pas considérer la perfection comme une projection mentale, mais comme l'acceptation de soi, je crois. Etre tout simplement. Par contre je ne connais pas la source de cette maxime qui est d'ailleurs très pertinente.AmicalementYog
C
En fait je pense qu'il faut essayer d'être :"le plus parfait possible..."
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