Régulièrement, j’entends dans les médias un débat qui tourne autour des méthodes de lecture et plus particulièrement de la méthode globale. Depuis l’annonce du ministre de l’éducation de l’interdiction d’utiliser cette méthode globale, on voit apparaître une armée de parents prête à découdre avec les enseignants. Comme si les relations entre parent/enseignant n’étaient pas encore assez fragiles.
Je voudrais tout de même remettre un peu les pendules à l’heure sur plusieurs points. Déjà, ça fait depuis 15 ans !, que la méthode globale n’est plus utilisée par les enseignants. Ils utilisent un mélange de méthodes avec des éléments de la globale et de la syllabique. Il faut aussi savoir que la méthode syllabique ne marche pas avec tous les enfants, donc ce n’est pas la méthode miracle. (mais c’est très à la mode de chercher des pilules miracles pour fuir nos responsabilités)
Je crois qu’il faut faire confiance aux enseignants, car ils ont été formés pour ce métier et non les parents. Naturellement, les parents s’inquiètent pour leurs enfants, mais je crois qu’il est important que tous les acteurs aillent dans le même sens, pour le bien de l’enfant justement.
J’entends souvent des parents très virulents par rapport aux enseignants. S’ils sont si mécontents du système scolaire, ils n’ont qu’à faire l’instruction eux-mêmes, car, il ne faut pas oublier qu’en France, l’instruction est obligatoire et non l’école. Mais je suis certain que ses parents si virulents (qui ne sont pas si nombreux que ça, heureusement) seraient bien impuissants s’il fallait qu’ils assument toute l’instruction.
Sinon, je voudrais faire une petite observation par rapport à mon fils. Lorsque je l’observe et que je le vois être intéressé par les mots (il a 5 ans), il va demander ce que veut dire le mot qu’il voit. On le lui dit et alors il le mémorise. Il est dans ce qu’on appelle une mémorisation globale. Puis, l’autre jour, spontanément, il a voulu décomposer le mot. (en parlant, je précise) Il comptait les syllabes. (la bonne prononciation passe par une décomposition du mot, alors que le sens du mot passe par sa globalité) Il est donc passé d’une " méthode globale " à une " méthode syllabique " spontanément. C’est ce qui me fait penser qu’il est important d’associer les différentes méthodes, ce qui est d’ailleurs le cas chez la majorité des enseignants. Ils ont une telle palette de méthodes qu’il serait dommage de réduire toute cette richesse pédagogique à une seule méthode qui ne fonctionne pas de surcroit avec tous les enfants. Pour finir, pour convaincre que nous, adultes, nous lisons globalement les mots, je vous mets un petit texte qui fera réfléchir, du moins je l’espère :
Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mot n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.