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Pensées et réflexions.

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Parfait

"La perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer." Saint-Exupéry.

Je suis tombé l'autre jour sur cette citation. Je la trouve très intéressante et parlante. L'idée de la perfection ne serait alors pas le fait d'atteindre un état par la force de rajouts successifs, mais bien d'aller vers un dépouillement. On retrouve cette notion finalement dans le non-savoir. "Je sais que je ne sais pas". N'est-ce pas cette idée de dépouillement, de légèreté ?
Saint-Exupéry laisse aussi entendre que la perfection est déjà là, dans l'attente d'être découverte. Il suffit d'enlever des couches de patine afin de libérer le potentiel qui se cache derrière. Lorsque le Bouddha invite à lever les voiles de l'illusion, on reste dans cette même notion. Découvrir le sens profond de l'existence ne consiste peut-être pas accumuler du savoir, mais au contraire à se libérer de tout ce qui voile notre vision. Lorsque la nature crée de merveilleux paysages, ils sont là, devant nos yeux, encore faut-il les voir. Prendre le temps de les voir, de les contempler et de s'ouvrir à cette beauté. Il n'y a rien à faire, si ce n'est de se rendre disponible, accueillir en soi toute cette beauté.

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M
J'adhèèèère!!
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M
Bonjour Yog,<br /> Je suis bien d’accord avec toi et avec Saint-Ex sur lequel<br /> tu t’appuies intelligemment.<br /> Avec St-Ex :<br /> Et aussi Ponge qui écrivait avec une gomme et Flaubert estimait<br /> qu’il avait bien utilisé sa matinée d’écriture lorsqu’il avait retiré une virgule.<br /> Et aussi :<br /> « Qui ne sut se<br /> borner, ne sut jamais écrire. »Boileau<br /> « La véritable<br /> éloquence consiste à dire tout ce qu’il faut et à ne dire que ce qu’il<br /> faut. »La Rochefoucauld, maxime 250<br /> « Le secret d’ennuyer, c’est de tout dire. »(Voltaire selon le Magazine littéraire de déc. 2005, p. 14)<br /> « C'est le défaut<br /> de quelques écrivains excellents - les impressions de Quincey sur Londres me<br /> suggèrent cette pensée - de s'exprimer trop complètement et avec trop de<br /> détails. [...] Composer des phrases qui suggèrent beaucoup plus qu'elles ne<br /> disent, qui soient évocatrices, qui ne décrivent pas simplement une impression<br /> connue, mais en produisent une nouvelle, des phrases aussi suggestives et<br /> durables qu'un aqueduc romain: ciseler de telles phrases, voilà l'art d'écrire. »H. D. Thoreau. Un<br /> philosophe dans les bois. Pages de journal, 1837 -1861. Vent d'Ouest. Seghers<br /> 1967. P. 99<br /> « Soustraire au<br /> lieu d'ajouter. »Gide <br /> « Effacer par le<br /> travail les traces mêmes du travail. »Degas<br /> « [...]:<br /> l'insistance sans économie - assez bon critère de la mauvaise littérature. Un moyen d'économiser<br /> consiste à "laisser de côté" d'abord tout ce qui est inutile d'après<br /> les normes de l'écrivain, ensuite tout ce qui est évident, c-à-d tout ce que le<br /> lecteur peut et doit imaginer lui-même. "Plus vous couperez de bons passages,<br /> plus vous améliorerez votre bouquin," conseille Hemingway à un jeune<br /> écrivain. »p. 320« [...] les œuvres<br /> explicites au message bien net et bien souligné contiennent, prêts à la<br /> consommation, tous les éléments que le lecteur devrait fournir. Qu'un art ne<br /> laisse rien à l'imagination, c'est un symptôme certain de décadence; la muse<br /> dénude son sein flétri comme une catin trop obligeante; il n'y a plus de<br /> promesse voilée, plus de mystère, rien à deviner."p. 323Ces deux extraits de<br /> "le Cri d'Archimède" d'A. Koestler (Calmann-Lévy).<br /> « Mon style est<br /> plein de tours de force dont personne ne s'aperçoit. »Jules Renard<br /> « Mon ouvrage<br /> comporte deux parties: celle qui est présentée ici, et tout le reste que je<br /> n'ai pas écrit. Et c'est justement cette seconde partie qui importe. »Présentation de<br /> Tractatus logico-philosophicus par Wittgenstein lui-même selon T. Ben Jalloun<br /> dans le Monde du 18/9/98.<br /> Le Monde du 27 janvier 2006 fait part de la disparition de<br /> l’écrivain Michèle Desbordes ; et Xavier Houssin en retrace<br /> l’existence :« Pour  y<br /> parvenir [écrire dans la distance. Paradoxe d’un recul qui permet une indicible<br /> proximité avec des personnages qu’elle laisse le soin au lecteur d’approcher<br /> lui-même.], elle s’impose une épure. « Quand je trouve que c’est trop<br /> « beau », trop « bien », expliquait-elle, je casse,<br /> j’élimine, je rogne, les mots, les adverbes, les adjectifs, jusqu’à ce qu’il ne<br /> reste presque[1] plus rien. » On est alors emporté dans une compassion sans réserve.<br /> Immédiate. C’est saisir l’inaccompli. Y apporter une suite. »<br />  Et enfin bien d’accord avec toi :<br /> http://fautedemieux.over-blog.com/article-15764436.html<br />  J’espère que tu vas bien,<br /> Amicalement,<br /> Marc<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> [1] Tout le trop n’est-il pas<br /> dans ce « presque » ? (Remarque personnelle)<br /> <br />
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