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L'autre jour, je lisais une petite histoire de Coehlo sur laquelle j'étais tombé par hasard. (car je ne suis pas vraiment un lecteur assidu de Coehlo, bref...) La petite histoire racontait la quête de sagesse de certaines personnes. Ils voulaient aller voir un moine isolé. Mais l'une des personnes, faisant preuve de lucidité, disait que finalement comment peut-on trouver la sagesse chez quelqu'un qui est complètement retiré du monde ? Il est facile de faire preuve d'une grande maitrise de soi dans l'isolement, de ne jamais faillir lorsque rien de tentant passe par là. On peut atteindre en effet une grande sérénité dans la solitude. Mais qu'en est-il lorsqu'on prend cette personne et qu'on la met dans le monde ? Car, il est relativement aisé d'atteindre une certaine maitrise de soi dans l'isolement, surtout lorsqu'il n'y a finalement que peu de choses à maitriser. Par contre, il y a sûrement plus d'enseignements à tirer de personnes ayant une certaine pratique de soi et qui sont restées dans le monde. La quête de sagesse ne devrait pas se couper du monde. Il n'est pas à rejeter. La vie nous apporte son lot d'enseignements et d'occasions qui peuvent nous tirer vers le "haut". (ou pas) Etre en contact avec autrui permet d'apprendre énormément de choses. Se retirer ponctuellement de tout ce brouhaha est bénéfique, car ça permet de se ressourcer. Il est tentant alors de rester dans cet havre de paix, mais la vie n'est pas que là.

Par Yog
Mardi 12 août 2008
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Je regardais hier une émission sur les origines de l'homme. C'était passionnant de parcourir ainsi l'évolution humaine au cours des millions d'année. Les dernières découvertes montrent que notre espèce a non seulemnt évolué au cours du temps, mais qu'il existait différentes espèces d'hominidés. En se rapprochant de notre époque, les anthropologues découvrent non seulement des ossements mais aussi les premières traces du développement de notre conscience et de notre intelligence. Ainsi, les premiers bijoux, des petits coquillages, datent d'il y a 75 000 ans.
Je trouve ça stupéfiant de voir comme l'homme a évolué et est passé du stade animal dominé par ses instincts, à celui d'humain ayant les capacités de se maîtriser et de dominer son environnement. Le simple fait qu'on soit passé au stade du langage est quelque chose de fascinant.
Pourtant malgré nos millions d'années d'évolution, l'humain n'est pas encore assez sage, puisqu'il est arrivé à un stade où il détruit son environnement. Il est passé de la phase domination à celle d'exploitation à outrance sans tenir compte des conséquences à venir. Ce n'est pas la première fois, cela dit, sauf que cette fois, c'est à l'échelle planétaire.
En regardant dans le passé, en voyant notre évolution à travers les âges, on se rend compte à quel point notre survie a été une succession de coups de chance. Il suffisait qu'un seul élément soit différent pour que l'humain ne parvienne jamais à notre stade actuel. En voyant ça, je crois qu'il faut savoir faire preuve d'humilité. Bien sûr l'homme est un être doué d'une grande intelligence, mais celle-ci est un outil qui se doit d'être bien manié. Bien qu'on soit capable de dominer nos pulsions, ce n'est pas pour autant qu'on y parvient à chaque fois. L'humain est capable du meilleur comme du pire. Une sorte d'ambivalence constante. Une lutte constante entre nos aspirations les plus pures et nos instincts les plus primaires. Faut-il pour autant renier une partie de nous ? Ou plutôt y a-t-il un équilibre à trouver ? Car certains de nos instincts peuvent se révéler importants dans certaines situations. La peur de la mort, de voir disparaitre notre espèce, peut permettre à des prises de conscience qui vont faire évoluer le monde. (dans un même temps, cette peur est utilisée pour nous faire gober tout et n'importe quoi aussi, donc toujours rester vigilant) Nos aspirations vers quelque chose de mieux peuvent construire un monde meilleur. (mais peuvent aussi nous mener vers du fanatisme et aller vers l'intolérance) Peut-être qu'il y a un équilibre à trouver. De toute façon, je crois qu'il ne faut pas se faire d'illusion, il n'existe jamais de formule toute prête. C'est peut-être ça le point de fort de notre espèce, la capacité à s'adapter. Une intelligence ouverte et souple et non pas une qui s'enferme dans des schémas rigides.

Par Yog
Lundi 7 juillet 2008
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Pour rompre un peu le silence de ce blog, voici quelques instants de grâce à travers l'inspirant Ave Verum de Mozart.

Par Yog
Mercredi 2 juillet 2008
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La vie nous met face à un choix paradoxal. De par son impermanence, on serait tenté de vouloir profiter un maximum des plaisirs de la vie et ainsi ne se donner aucune limite. Mais d'un autre côté, prévoir, construire, se projeter, deviennent une nécessité pour avoir une vie organisée et harmonieuse. La vie nous réserve un certain nombre de devoirs auxquels on ne devrait pas se soustraire. Alors, on est tiraillé entre l'envie de profiter au maximum de la vie et de l'autre de se protéger, se projeter. On peut toujours se projeter dans un avenir plus ou moins éloigné où on se dit qu'on pourra toujours à ce moment-là faire ce qu'on a vraiment envie, mais de par l'impermanence des choses, peut-être qu'on ne sera plus là pour le faire. D'un autre côté, profiter de la vie maintenant, sans se soucier de l'avenir, peut être préjudicial, surtout si ce futur devient réalité. On est donc face à un choix paradoxal ou peut-être pas. Peut-être que trouver un équilibre entre l'envie de profiter de la vie et la nécessité de se projeter, pourrait amener une vie harmonieuse.
Il n'y a peut-être pas forcément d'opposition entre ces deux éléments. L'impermanence de la vie et la confrontation à la mort nous recadrent et nous invitent avec insistance à se concentrer sur l'essentiel. Faire le tri dans sa vie entre ce qui est futile et ce qui ne l'est pas, sans pour autant bannir les petits plaisirs de la vie. Tout en sachant que les plaisirs restent impermanents eux aussi. Inexorablement, tout a une fin. Ca ne sert à rien de se voiler la face. Devant cette évidence, se projeter dans l'avenir change de perspective, car on ne voit alors plus le temps à venir comme quelque chose d'infini pour soi, mais bien de fini. Ca permet à nouveau de se recadrer, de comprendre que par moment, c'est sur l'instant qu'on doit accomplir certaines choses, car le temps court et ne se rattrape pas. Finalement, être bien présent à soi, attentif aux personnes et aux choses qui nous entourent, afin de pouvoir vivre pleinement sa vie.

Par Yog
Jeudi 22 mai 2008
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La sagesse serait en fait peut-être qu'une question de bon sens. Rien à voir avec une connexion avec une quelconque entité ou un savoir caché quelque part, mais juste une question de lucidité et de bon sens. Juste un regard qui ne subit plus les différentes influences qui nous animent. Voir la relativité des choses et comprendre qu'on ne sait finalement pas grand chose. Ce serait alors peut-être un art de vivre. Rien de bien compliqué en somme, juste revenir à une simplicité, à se dépouiller de nos lourdeurs et vivre avec spontanéité sans pour autant se voiler la face. Rien d'extraordinaire finalement. Rien de sensationnel. Pas de connexion avec une puissance, juste être là, simplement. La sagesse serait alors à portée de main, tout juste devant nous, en nous, dans l'attente d'être saisie. Pour cela, peut-être faudrait-il oublier les quêtes illusoires, l'habitude de se raconter des histoires pour se rassurer. La sagesse serait peut-être le fait de ne pas savoir, de rester dans le questionnement sur les énigmes de la vie. Mais d'un autre côté, par le discernement, la sagesse pourrait nous donner des outils pour arpenter notre vie, avec simplicité, mais aussi avec plénitude. Elle ne donne pas un état de béatitude constante, car voir les choses telles qu'elles sont, implique aussi une certaine souffrance. Voir l'absurdité de certaines choses et notre impuissance face à elles.
Chaque personne recèle en elle une grande sagesse à certains instants. Pas besoin d'aller suivre de quelconque enseignement, juste être disponible à soi, à l'instant, afin de pouvoir aborder la vie avec lucidité et simplicité. La sagesse est peut-être plus accessible que l'on ne croit.

Par Yog
Vendredi 2 mai 2008
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"La perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer." Saint-Exupéry.

Je suis tombé l'autre jour sur cette citation. Je la trouve très intéressante et parlante. L'idée de la perfection ne serait alors pas le fait d'atteindre un état par la force de rajouts successifs, mais bien d'aller vers un dépouillement. On retrouve cette notion finalement dans le non-savoir. "Je sais que je ne sais pas". N'est-ce pas cette idée de dépouillement, de légèreté ?
Saint-Exupéry laisse aussi entendre que la perfection est déjà là, dans l'attente d'être découverte. Il suffit d'enlever des couches de patine afin de libérer le potentiel qui se cache derrière. Lorsque le Bouddha invite à lever les voiles de l'illusion, on reste dans cette même notion. Découvrir le sens profond de l'existence ne consiste peut-être pas accumuler du savoir, mais au contraire à se libérer de tout ce qui voile notre vision. Lorsque la nature crée de merveilleux paysages, ils sont là, devant nos yeux, encore faut-il les voir. Prendre le temps de les voir, de les contempler et de s'ouvrir à cette beauté. Il n'y a rien à faire, si ce n'est de se rendre disponible, accueillir en soi toute cette beauté.

Par Yog
Mardi 15 avril 2008
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Face aux mystères que nous réserve l'existence, il est toujours étonnant de constater à quel point on peut se raconter des histoires. C'est clair qu'il est plus facile de vivre avec des certitudes que des doutes. Mais lorsqu'il n'y a pas de réponse possible, est-il vraiment nécessaire de s'inventer des explications ? Bon, c'est rassurant, mais lorsqu'on est face à une question dont il n'est pas possible de trouver une réponse fiable et définivite, pourquoi ne pas se contenter de rester dans l'ignorance ? Ce n'est pas mauvais en soi de rester ainsi, dans le doute. Au contraire, ça permet de rester ouvert, de pouvoir consulter les différentes hypothèses sans pour autant s'enfermer dans une possibilité. On peut toujours pencher plus pour l'une que pour les autres, mais ceci reste alors de la convenance personnelle ou le résultat de notre conditionnement. Pourtant, le non savoir permet d'ouvrir tellement de portes. Quel est le sens de la vie ? Comment savoir ? Pourquoi ne pas rester émerveillé par la vie, sans pour autant l'alourdir de sens qui ne visent qu'à rassurer notre besoin de compréhension.
Ne pas savoir est perçu comme quelque chose de négatif. En effet, dans notre scolarité, ne pas savoir répondre aux questions posées est synonime d'échec, de mauvaises notes. Ne pas connaître un savoir inventé par l'homme peut en effet être problématique dans certaines circonstances. Mais il faut faire attention à ne pas transposer les choses dans un domaine où cette logique ne fonctionne plus.
Socrate disait : "Je sais que je ne sais pas". Et pourtant il est considéré comme un sage. Alors qu'y a-t-il donc dans ce non savoir pour le considérer comme une sagesse ?

Par Yog
Samedi 12 avril 2008
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L'univers a-t-il un sens ? Est-ce que tout ce qui existe tend vers un but ? Le tout provient-il d'un cause première ?
On peut se poser de telles questions, mais le fait est qu'il n'existe pas de réponses. Peut-être parce qu'on ne l'a pas encore trouvé, ou tout simplement parce qu'il n'y en a pas. Pourquoi les choses doivent-elles avoir du sens ? Pourquoi tout devrait être fait selon un but prédéterminé ?
La vie est apparue dans l'univers sur notre planète. Il y avait une chance sur 1043 que ça arrive. Autant dire qu'il n'y avait presque rien qui pouvait laisser supposer que la vie apparaisse. Doit-on en déduire pour autant qu'elle était prévue ?
Il est vrai que pour mener sa vie, il est préférable de lui donner un sens. Mais donner un sens à sa vie est finalement relativement simple, car les buts peuvent être nombreux. Une carrière, une famille, etc. Se consacrer à être présent pour sa famille peut en effet donner du sens à sa vie. Mais ce n'est pas pour autant que la vie en elle-même a du sens. Bien sûr, ça peut paraitre pessismiste, le fait qu'il n'y ait pas de sens. Mais ne pas connaitre le sens à une chose ne veut pas dire non plus qu'il n'y en a pas. Pourquoi alors ne pas rester dans l'ignorance ? Admettre que dans l'absolu, on ne sait pas si l'univers, la vie, ont un sens. Pourquoi devoir trancher ?
L'absence de sens n'enlève en rien la beauté du mystère de l'univers. La ronde des galaxies, l'assemblage complexe des particules, tout ça est fascinant. Voir un lever de soleil, voir un enfant grandir, finalement tout cela relève presque du miracle. Par miracle, je n'entends  pas du tout dans un sens religieux, non, mais bien que c'est une chance extraordinaire que dans cette immensité, des êtres conscients puissent se poser autant de questions et voient avec conscience la vie. Qu'importe le sens de tout ça. Ca n'empêche pas de s'émerveiller. Par contre, lorsqu'on voit cet assemblage fabuleux du vivant, on ne peut que se dire qu'il faut le préserver. Respecter la vie, parce qu'elle est peut-être le fruit du hasard... ou pas.

Par Yog
Lundi 31 mars 2008
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Etre spécifique dans sa nature pose des problèmes. Notre société est régie par des normes et le jugement d'autrui n'échappe pas à cet état de fait. Etre spécifique revient donc à se démarquer de la masse et d'être montrer du doigt. Dans l'enfance, la cour d'école est alors le lieu des premières brimades. Les premières blessures qui marquent la construction de soi et qui empêchent la peine reconnaissance de sa spécificité. Alors, il y a refoulement, déni. Sa propre spécificité est reniée, cachée, afin de ne pas se faire remarquer. L'être se fond dans la masse mais sans pour autant trouver sa place. Car bien qu'en façade, il fait partie du groupe, en profondeur, sa propre spécificité le renvoie à sa réalité. C'est vécu alors comme une vraie souffrance, car la spécificité n'est pas vécue pleinement et sa véritable nature ne peut s'exprimer. Le mal-être grandit et peut même à tout jamais noyé l'être amputé de sa vraie nature.
Pourtant, il n'y a pas beaucoup de solutions. Soit accepter son originalité, son individualité avec tout ce que ça peut impliquer, être en-dehors de la masse, se faire remarquer; soit être dans le déni et vivre une grande souffrance, pouvant mener à de graves dépressions. Bien que le choix paraisse simple et évident, en pratique c'est bien plus ardu. Notre psychisme est soumis à des mécanismes complexes et il est difficile de trouver la sortie de ce labyrinthe mental. En effet, comment sortir d'un état dans lequel on a plongé, qui a été provoqué par des années de refoulements, de négation de soi et de manque de confiance en soi. La construction de l'être passe par l'estime de soi. Si celle-ci est sapée dès le départ par d'incessants pics en tout genre, il est difficile de redresser la barre. Mais difficile ne veut pas dire impossible, malgré que les relations sociales peuvent être de véritables rouleaux compresseurs aplatissant tout le monde pour entrer dans le moule.
Pourtant la reconnaissance de ce qu'on est, apporte une vraie bouffée d'air frais, un souffle salutaire pouvant permettre à l'être de s'exprimer pleinement. Résister aux attaques incessantes visant la destruction de sa spécificité, pour s'assumer tel que l'on est et aller au-delà de tout ça. Savoir composer avec son hypersensibilité pour bien se comprendre afin de ne pas se laisser submerger par le jugement d'autrui, jugement qui n'est pas toujours justifié et qui peut être motivé par de multiples raisons, comme la jalousie, l'incompréhension, etc. Apprendre à relativiser pour aller de l'avant. En assumant sa spécificité, il est alors possible d'être pleinement soi. Et finalement, c'est peut-être tout ce qui compte, être soi.

Par Yog
Mardi 18 mars 2008
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On vit une époque où la notion d'effort n'est pas valorisée. Le plaisir prime et seule la volonté de vouloir avoir tout tout de suite et sans effort reste à la surface. Mais la vie nous montre très vite qu'il n'est pas possible de rester ainsi dans le pulsionnel. Il est normal que pour obtenir une chose, il faille fournir un effort. Un enfant qui apprend un instrument de musique, ne peut pas y parvenir s'il ne fait pas d'effort. Ca parait logique et pourtant l'effort est mal vu. Alors souvent, on n'incite pas l'enfant à persévérer, parce qu'on ne veut pas l'y forcer. En effet, il n'y a pas lieu de forcer, mais ce n'est pas pour autant qu'il faille abandonner au premier obstacle venu. Au contraire, il faut l'accompagner dans la difficulté, lui donner des outils pour surmonter l'obstacle afin qu'il puisse aller de l'avant et atteindre une satisfaction méritée lorsque le but est atteint. C'est pour tout le monde pareil. Il est normal de fournir un effort pour obtenir un résultat. Mais trop souvent l'effort rime avec souffrance. Ca doit provenir du temps où pour obtenir les choses, on obligeait l'enfant à continuer, il était forcé sans accompagnement. Il était alors laissé seul face à sa difficulté et cette solitude était vécue comme une véritable souffrance.
Par quelque part, la notion d'effort est à réapprivoiser. Il ne s'agit pas de revenir dans l'idée de forcer, mais au contraire d'apprendre de la difficulté, d'accompagner l'enfant ou l'adulte d'ailleurs, face à ce qui est difficile pour aller de l'avant. Mais il est nécessaire aussi de quitter cette idée illusoire de croire qu'on peut toujours obtenir les choses facilement. Car au moindre obstacle, on baisse les bras.
Est-ce pour autant que l'effort doit être opposé au plaisir ? Non, au contraire. Au lieu de voir l'effort comme une souffrance, il est peut-être plus judicieux de l'appréhender de façon plus neutre en sachant qu'au bout du compte, il y a la réelle satisfaction d'être parvenu à quelque chose. Et si au bout du compte, on n'est pas parvenu à son but, l'effort fourni sera toujours une source d'enseignements. De plus, même en se donnant du mal (déjà l'expression en dit long sur l'image qu'on en a), il est possible de se faire plaisir. Même si la pratique musicale demande de la rigueur et de l'effort, on en retire un vrai plaisir. Faire sa gamme peut devenir aussi source de plaisir. Apprécier faire les choses sans toujours se projeter dans un hypothétique ailleurs qui sonne souvent comme une fuite. Je crois aussi qu'il est important de réassocier le plaisir avec l'effort. Ne plus systématiquement les opposer. C'était nécessaire à un moment, car le plaisir était trop mis en retrait et l'effort sonnait plus souvent à une forme de violence qu'autre chose. Mais on en est plus là (du moins on ne devrait plus en être là et surtout ne pas y revenir) et il y a un véritable équilibre à trouver. Ainsi, les obstacles de la vie, et il y en a beaucoup, ne nous apparaitront pas comme des coups de massue sans solutions.

Par Yog
Jeudi 13 mars 2008
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