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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 19:30

On parle souvent d'évolution, qu'on doit évoluer, bouger, avancer. La transformation passe par le mouvement, le changement. Mais l'univers est en constante évolution. Chaque chose évolue. Notre corps vieillit, notre pensée se transforme, nos émotions sont furtives, etc. Tout est en mouvement, tout est impermanent. Alors face à ce constat, on essaie de vaincre l'inéluctable, d'empêcher le changement, d'être toujours pareil. Vient alors la crispation, la rigidité. On se rigidifie dans des idées, des croyances, dans des attitudes, mais aussi dans notre corps. On résiste au changement et généralement, cette résistance amène beaucoup de souffrance, car de toute façon, elle est vouée à l'échec. Quoiqu'on fasse, la fin sera toujours la même, on ne peut rien contre ça.
Pourtant, malgré ce mouvement continuel, certains peuvent décider d'être dans une certaine immobilité. Le méditant s'assoit et entre dans une immobilité. Il rompt avec le mouvement et se pose. L'acte méditatif quitte le tumulte du mental, quitte le mouvement continuel de l'impermanence. Ce n'est pas une fuite, mais au contraire une rencontre. Dans cette immobilité, du corps dans un premier temps et du mental dans un second, le méditant va à la rencontre de lui-même. Mais ce soi, redécouvert, n'est plus celui englué dans le mouvement perpétuel du mental, il est allégé de tout le fardeau de nos images et projections mentales. En se centrant, on se place à un point immobile, mais où il est possible d'observer le mouvement périphérique. Alors apparait dans cette attention et cette immobillité, l'origine de nos projections, l'illusion de certains de nos comportements et un allégement se produit. Finalement, tout ceci est très simple et en même temps très difficile. Car pour quitter ainsi notre habitude mentale, il faut parvenir à entrer sans volonté dans cette immobilité. Une fois atteint, l'état méditatif se fait sans effort. C'est en quelque sorte, mourir à soi, pour renaitre à une nouvelle conscience.
A partir de là, il est possible d'accepter l'impermanence des choses et de comprendre alors l'importance de se consacrer à ce qui est essentiel. En quittant provisoirement le mouvement, il est possible de comprendre la crispation de certains de nos comportements. En passant par "l'immobilité méditative", paradoxalement, on peut atteindre une plus grande souplesse. Tout simplement parce qu'on voit la subjectivité des choses. Une nouvelle conscience apparait alors.

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Published by Yog - dans Pensées
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