"Lâcher-prise" est un terme bien courant et tellement mal compris. En lâchant-prise, on pense que c'est aller à l'abandon, se jeter dans un espèce de vide existentiel ou pire se laisser aller et entrer dans une passivité. Alors lâcher-prise, mais lâcher quoi ? Bonne question. Y a-t-il quelque chose qu'il est nécessaire de lâcher ?
Le lâcher-prise, c'est savoir prendre du recul. Lorsqu'on accomplit quelque chose dans la journée, est-on vraiment pleinement présent dans la tâche ? Notre esprit n'est-il pas souvent en train de dériver sur quelques rives imaginaires ? Combien de fois dans la journée on se surprend à faire quelque chose tout en pensant à autre chose. Le lâcher-prise c'est la capacité à prendre du recul par rapport aux pensées parasites qui nous coupent de l'instant présent. Agir en pleine conscience, ça veut dire prendre son temps et consacrer toute l'énergie nécessaire à ce qu'on fait. C'est faire une chose après l'autre, sans se laisser perturber par les autres tâches qui nous attendent après.
Dans la pratique du piano, il est tout à fait possible d'expérimenter le lâcher-prise. Déjà par la détente physique, mais aussi psychique, en étant pleinement présent dans l'acte de jouer et en prenant le temps de jouer chaque note, même s'il faut jouer vite. Le mental doit rester stable et ne jamais entrer dans l'agitation. Pour jouer vite, il faut laisser "aller" les doigts et lâcher nos blocages. C'est une forme de lâcher-prise, être pleinement présent.
Pendant la méditation, le lâcher-prise peut aussi intervenir. Lorsque le méditant prend sa posture, il se place en état de ne rien faire et d'immobilité. Lors de la séance, il y a apparition de pensées. Lâcher-prise consiste alors à prendre du recul par rapport à elles et de les observer sans les suivre et sans dériver dans des projections mentales.
Le yoga permet également d'expérimenter le lâcher-prise. A travers les postures, il y a aussi cette attitude de recul, de témoin à prendre et d'entrer dans un certain relâchement. Lâcher-prise sur les tensions inutiles au maintien de la posture, être pleinement présent.
Finalement, on est loin de l'idée de vide généralement imaginée et il est clair que c'est aller vers une plus grande présence, une plus grande écoute de soi, tout en prenant du recul par rapport aux agitations de toutes sortes. A celui qui sait être patient et persévérant, le lâcher-prise est accessible et concret.
Le lâcher-prise, c'est savoir prendre du recul. Lorsqu'on accomplit quelque chose dans la journée, est-on vraiment pleinement présent dans la tâche ? Notre esprit n'est-il pas souvent en train de dériver sur quelques rives imaginaires ? Combien de fois dans la journée on se surprend à faire quelque chose tout en pensant à autre chose. Le lâcher-prise c'est la capacité à prendre du recul par rapport aux pensées parasites qui nous coupent de l'instant présent. Agir en pleine conscience, ça veut dire prendre son temps et consacrer toute l'énergie nécessaire à ce qu'on fait. C'est faire une chose après l'autre, sans se laisser perturber par les autres tâches qui nous attendent après.
Dans la pratique du piano, il est tout à fait possible d'expérimenter le lâcher-prise. Déjà par la détente physique, mais aussi psychique, en étant pleinement présent dans l'acte de jouer et en prenant le temps de jouer chaque note, même s'il faut jouer vite. Le mental doit rester stable et ne jamais entrer dans l'agitation. Pour jouer vite, il faut laisser "aller" les doigts et lâcher nos blocages. C'est une forme de lâcher-prise, être pleinement présent.
Pendant la méditation, le lâcher-prise peut aussi intervenir. Lorsque le méditant prend sa posture, il se place en état de ne rien faire et d'immobilité. Lors de la séance, il y a apparition de pensées. Lâcher-prise consiste alors à prendre du recul par rapport à elles et de les observer sans les suivre et sans dériver dans des projections mentales.
Le yoga permet également d'expérimenter le lâcher-prise. A travers les postures, il y a aussi cette attitude de recul, de témoin à prendre et d'entrer dans un certain relâchement. Lâcher-prise sur les tensions inutiles au maintien de la posture, être pleinement présent.
Finalement, on est loin de l'idée de vide généralement imaginée et il est clair que c'est aller vers une plus grande présence, une plus grande écoute de soi, tout en prenant du recul par rapport aux agitations de toutes sortes. A celui qui sait être patient et persévérant, le lâcher-prise est accessible et concret.
Par Yog
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Mercredi 29 mars 2006
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