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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 10:58

Typiquement, la pensée occidentale consiste à accumuler. Accumuler des biens, mais aussi des savoirs. L'école nous apprend à collectionner un certain nombre de connaissance, certes très utiles, car il nous est nécessaire d'avoir des acquis, une éducation pour vivre en société, trouver un métier... Mais, cela est difficilement applicable lorsqu'il s'agit de notre vie intérieure. On a beau se remplir de savoirs, de sagesses, de textes, cela ne suffit pas à combler notre malaise intérieur. 

 

Dans la pensée orientale, particulièrement dans le bouddhisme zen, il est plutôt enseigné de se vider. Se fixer en son centre et observer. Une sorte de forme de non-agir. L'Eveil, dans la conception du zen, ne s'apprend pas. Le satori, l'Eveil donc, s'atteint spontanément, comme un éclair. En fait, la méditation consiste non pas à se connecter à une force supérieure, extérieure à nous, mais bien de se recentrer en ce qui nous constitue depuis toujours. Pour cela, la méditation devrait amener à un apaisement du mental. Le mental n'est pas un ennemi, il est juste un outil. Encore faut-il l'utiliser à bon escient et dans sa fonction qui lui est réservée. 

 

Dans le zazen, la pratique méditative du bouddhisme zen, l'accent est mis sur l'expiration. Dans les arts martiaux aussi d'ailleurs. Pendant longtemps, lorsque je méditais, j'étais très attentif à mon inspiration, sûrement dans un souci illusoire de me remplir. De quoi d'ailleurs ? Peut-être se remplir d'énergie positive, je ne sais pas trop. En tout cas, dans une optique d'acquisation, à priori. Sauf, qu'avec le temps et la pratique des arts martiaux, en touchant aussi au qi gong, je me suis rendu compte de l'importance de l'expiration. Expirer, se vider, et dans le silence, laisser apparaitre une présence, un centre intérieur qui ne demande qu'à être écouté.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 22:55

Dans notre culture occidentale, l'intellect prend beaucoup de place, notamment avec le rationalisme. On se pense. Je pense donc je suis. Le corps, lui, est vu comme une sorte de machine, presque sans intelligence propre. La relation entre notre esprit et notre corps ne va pas de soi.

Dans le culture orientale, le corps et l'esprit sont étroitement liés. Dans le yoga, l'activité mentale se régule par le souffle, pour la prise de postures, etc. On utilise le corps pour apaiser notre mental. La méditation se fait dans une posture bien précise. La quête spirituelle ne se cantonne pas à l'esprit, mais tient compte du corps, qu'on doit finalement entretenir.

Lorsque le corps fait mal, il nous rappelle à sa réalité. Il nous fait comprendre que notre bien-être mental doit aussi tenir compte de l'aspect physique. Etre bien dans sa tête et dans son corps, un esprit sain dans un corps sain. Cela demande une discipline, une hygiène de vie. Le yoga, le qi gong, certains arts martiaux aussi, permettent de trouver un équilibre entre ces deux aspects de notre être.

 

Pendant des années, j'ai pratiqué le yoga. Depuis un certain temps, je l'ai laissé de côté. Mon corps, maintenant, me le fait sentir. Les douleurs, les raideurs sont là. Le manque de souplesse, de dynamisme, me fait un effet des plus déplaisants sur mon mental. Mon corps me lance un signal, un appel. Depuis plusieurs semaines, j'ai entrepris de reprendre mon chemin, délaissé il y a trop longtemps. J'ai repris le yoga, avec une dose de qi gong et naturellement la méditation. Sensiblement, je me sens à nouveau porté vers de nouveaux horizons.

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 08:45
Je suis tombé sur ce témoignage. Celui d'une maman, dont la fille s'est suicidée parce qu'elle ne pouvait plus supporter le harcèlement dont elle était victime à l'école. Malheureusement, c'est loin d'être un cas isolé et le mal-être des enfants à l'école grandit, de plus en plus, dans l'indifférence quasi-générale de l'institution. Il a été mis en place tout un programme de prévention pour agir contre le harcèlement à l'école, mais c'est malheureusement inefficace. Ayant vécu cela avec mon fils, je peux dire que dans une telle situation, on est seul. Il n'y a pas de soutien de la part de l'institution, bien au contraire. De nombreux élèves souffrent dans les écoles, dans les collèges et lycées. Il est temps de faire évoluer les mentalités, de rompre le silence et le déni.
 
17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 23:24

Lorsque je lisais le Sâmkhya-Kârikâ, il était dit que cela s'adressait aux personnes dégoûtées du monde. Je ne comprenais pas trop, me disant, que non, j'aime bien ce monde, je ne veux pas vivre hors du monde. En fait, maintenant je pense avoir compris ce que cela signifie. En effet, être hors du monde, ce n'est pas forcément vivre ailleurs, dans un monastère, un ashram ou je ne sais quoi d'autre, mais vivre ici, avec un esprit qui ne s'intéresse plus aux choses futiles. Doucement, sans m'en rendre compte, mon esprit s'est ouvert à autre chose, aspirant à une vie plus authentique. Il faut dire qu'actuellement, notre société de consommation pousse aux futilités, à nous faire acheter de tout, même ce qui ne nous est pas utile. Alors, en voyant ça, naturellement, j'ai constaté un changement en moi. Je me sens à nouveau attiré par le chemin de quête que j'avais délaissé depuis longtemps. Renouer avec mon corps, être à l'écoute de mon esprit, de mes sentiments et chercher un équilibre intérieur. Ainsi, en regardant le monde actuel, je me sens à contre-courant, mais bien plus en harmonie avec mon être intérieur.

24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 22:18

Et si finalement, cette quête de sens, cette recherche de donner un sens à notre existence, n'était pas tout simplement une mauvaise question. Une tentative de notre esprit, de notre intellectel, de saisir quelque chose qui par essence ne peut pas l'être... Et si en fait, il ne suffisait pas tout simplement de vivre, sans chercher un sens à la vie. Ca ne veut pas dire vivre sans valeurs et convictions, mais juste agir en harmonie avec soi. Sans attendre un sens à tout ça...

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 09:15

Actuellement, il y a débat à propos d'un clip d'Indochine "College boy" qui met en scène une suite d'événements violents que subit un élève. Alors il y a débat autour du fait qu'il faille ou non montrer la violence pour la dénoncer. La plupart des personnes autour de ce sujet s'arrête sur la violence, mais peu analyse ce qu'il y autour. J'ai regardé le clip et personnellement, je le trouve très bien fait, car il montre très bon les étapes du harcèlement que peu subir un élève à l'école. Au début, ce sont des petites brimades, puis c'est crescendo et ça finit en extrême violence. Le cilp montre bien le silence des autres élèves et adultes autour. Ce silence est symbolisé par le fait qu'ils ont tous les yeux bandés. Ils assistent et filment la scène, mais les yeux bandés. C'est typique des témoins qui assistent à la scène, mais n'interviennent pas.

 

Ce sujet me touche particulièrement, car ça montre exactement ce qu'a subi mon fils pendant 2 ans. Il y a eu les mêmes étapes, au début des brimades, des moqueries, puis des coups, des étranglements, etc. Heureusement, j'ai pu arrêter le processus à temps, mais en le déscolarisant, car les institutions ont été incapables de répondre au problème et d'y remédier. Alors oui, je trouve qu'un tel clip peut sensibiliser l'opinion publique, faire tomber un tabou, car c'en est un. C'est un peu la loi du silence. Beaucoup de gens impliqués nient le problème. Les témoins refusent de s'impliquer et assistent passivement. Dès qu'un enfant est différent, quelle que soit sa différence, il est rejeté par le groupe, non seulement par les enfants mais aussi par les adultes qui encadrent.

 

J'invite ceux qui sont de passage par ici de visiter ce site : http://www.violencescolaire.fr/

Une histoire terrible qui ressemble malheureusement à beaucoup trop de vécus de ce genre. C'est en lisant ce qui est arrivé à cette petite fille, que j'ai compris à quel point mon fils était en danger.

12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 21:49

Actuellement, tout est régi par des normes. Il faudrait que  chaque personne entre dans une case. Si l'être ne correspond à aucune case, alors on lui fait comprendre qu'il ne va pas. Depuis bien longtemps, la société actuelle met des normes partout. Les aliments doivent tous être calibrés de la même façon, avoir une certaine couleur et une texture bien précises. Si l'aliment ne correspond pas, il est jeté. C'est devenu banal. Lorsqu'une personne n'entre pas dans les cases, c'est pareil, elle est jetée, marginalisée. Tout devrait aller vers une même pensée, une pensée unique. Alors lorsque quelqu'un arrive, pense différemment, fonctionnne autrement, pas comme tout le monde, on lui dit qu'il n'est pas normal. Norme, normal, n'entre pas dans la norme. Mais qu'est-ce qu'au juste une norme ? Une case créée pour la commodité d'une pensée paresseuse. Surtout ne pas réfléchir. Ne pas être ouvert à la différence.

 

Si l'histoire de l'humanité s'était contentée de normalité, de pensée unique, alors peu de choses auraient pu évoluer. Car, pour distinguer ce que les autres ne voient pas, il faut bien oser penser autrement. Avoir de l'audace, ne pas se contenter d'un cadre préétabli qui empêche l'émergence de la créativité intérieure. Se libérer de nos conditionnements, afin de pouvoir aller regarder au-delà de notre horizon. Oser aller de l'avant, sans tenir compte de la pensée unique ambiante et savoir résister aux pressions qui préférent cantonner l'esprit neuf dans une prison. Oser être soi, même si ce soi n'entre pas dans des cases.

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 11:33

J'ai continué la lecture de l'article sur l'intelligence dans le règne végétal et on y apprend des choses très intéressantes mais aussi surprenantes. Ainsi, il y aurait une sorte de solidarité entre les plantes. Des arbres plus anciens seraient capables d'aider les plus jeunes. Des trèfles auraient le sens de la famille : en sentant d'autres trèfles alentour, ils pourraient ainsi restreindre leurs racines pour favoriser la croissance de ses congénères. D'autres plantes sécrètent des substances chimiques pour signaler des prédateurs et prévenir les autres plantes alentours. Les scientifiques sont maintenant à la recherche du "cerveau" des plantes, peut-être dans les racines.

 

Il est donc maintenant admis que les plantes sont bien plus actives que ce qu'on pourrait croire. Il est même question de parler de conscience. Ainsi, si le règne végétal est doué d'intelligence, cela devrait remettre en cause notre vision du monde, de notre environnement. Non seulement, on vit dans un monde extraordinairement riche en espèces vivantes, mais le vivant, quelque soit sa forme, fait preuve de différentes formes d'intelligence. Cela montre aussi que notre perception sensorielle est limitée et ne nous permet pas de tout percevoir des communications riches de notre environnement. Ne plus voir l'humain comme le centre de tout est bon en soi, car cela devrait nous amener à réfléchir à notre place dans un monde où les relations entre les espèces sont bien plus complexes que ce qu'on aurait pu croire.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 00:52

Il y a un moment de ça, j'avais lu un livre de Jéremy Narby  où il était question de l'intelligence dans la nature. Dans le numéro de Science et vie de ce mois-ci, un petit dossier est consacré à cette intelligence. Car oui, le monde végétal présente une forme d'intelligence et on apprend ainsi que les plantes communiquent entre elles et sont loin d'être passives. Cela remet en cause notre vision du monde. Il est intéressant de constater que la science s'attarde enfin à explorer des voies parfois hasardeuses et fantasques, mais qui peuvent se révéler être d'une grande richesse. Car, en effet, remettre en question notre vision du monde, surtout actuellement, ne peut qu'être un enrichissement. Encore faut-il le vouloir...

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 22:15

Une tempête de plus qui est passée. Enfin, il a fallu le temps, mais maintenant tout s'éclaircit. Des choix ont été faits. L'important est de garder intactes ses convictions.

Trop de pressions, d'influences externes viennent troubler notre intériorité, notre sentiment profond de tenir le bon chemin. Parfois, il faut savoir s'écouter, même si cela implique de suivre des voies peu fréquentées. Dire non à une voie qui ne cherche qu'à détruire et dire oui à une autre qui ouvre la porte à l'épanouissement, même si cela fait peur au début.

 

J'ai compris qu'il ne fallait pas se laisser emporter par des discours formatés, se laisser désorienter. Il est important d'écouter son intuition, de suivre cette petite voie intérieure qui nous guide, d'autant plus lorsqu'elle est soutenue par une solide réflexion.

 

Une nouvelle année débute...

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