La sagesse serait en fait peut-être qu'une question de bon sens. Rien à voir avec une connexion avec une quelconque entité ou un savoir caché
quelque part, mais juste une question de lucidité et de bon sens. Juste un regard qui ne subit plus les différentes influences qui nous animent. Voir la relativité des choses et comprendre qu'on
ne sait finalement pas grand chose. Ce serait alors peut-être un art de vivre. Rien de bien compliqué en somme, juste revenir à une simplicité, à se dépouiller de nos lourdeurs et vivre avec
spontanéité sans pour autant se voiler la face. Rien d'extraordinaire finalement. Rien de sensationnel. Pas de connexion avec une puissance, juste être là, simplement. La sagesse serait alors à
portée de main, tout juste devant nous, en nous, dans l'attente d'être saisie. Pour cela, peut-être faudrait-il oublier les quêtes illusoires, l'habitude de se raconter des histoires pour se
rassurer. La sagesse serait peut-être le fait de ne pas savoir, de rester dans le questionnement sur les énigmes de la vie. Mais d'un autre côté, par le discernement, la sagesse pourrait nous
donner des outils pour arpenter notre vie, avec simplicité, mais aussi avec plénitude. Elle ne donne pas un état de béatitude constante, car voir les choses telles qu'elles sont, implique aussi
une certaine souffrance. Voir l'absurdité de certaines choses et notre impuissance face à elles.
Chaque personne recèle en elle une grande sagesse à certains instants. Pas besoin d'aller suivre de quelconque enseignement, juste être disponible à soi, à l'instant, afin de pouvoir aborder la
vie avec lucidité et simplicité. La sagesse est peut-être plus accessible que l'on ne croit.
par Yog
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Pensées
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Je suis toujours étonné par l'attitude capricieuse de ma mémoire. Dans la vie quotidienne, elle me fait parfois défaut, oubliant telle ou telle
chose à accomplir. Puis dans d'autres moments, je me souviens avec une grande précision de petites scènes du passé. Elles ne sont pas forcément chargées d'un facteur émotionnel et sont d'ailleurs
souvent même anodines. Elles viennent sans prévénir, sans aucune sollicitation de ma part. On peut toujours me dire que c'est l'inconscient qui ressort, mais au vu de la banalité de certaines
scènes, j'ai un grand doute.
Puis, lorsque je cherche à me souvenir d'une chose précise, cette capricieuse mémoire me fait des blagues et refuse de coopérer. (bon pas tout le temps, mais ça m'arrive) Je trouve étrange la
façon dont notre mémoire trie les informations et les restitue. C'est toujours un étonnement pour moi de voir que je me souviens de certains petits détails, finalement si anodins. Peut-être que
lorsqu'on est enfant, on ne trie pas les informations de la même manière et on n'est pas encore dans une espèce de hiérarchie des choses. On regarde le monde avec un regard neuf. Dommage qu'avec
le temps, cet état d'esprit s'efface peu à peu. C'est pour ça que je crois qu'il est important de s'arrêter un peu dans la journée et réapprendre à regarder des choses simples. Un paysage dans la
campagne, comme ce matin où je pouvais contempler les champs et collines, avec en fond un arc-en-ciel en formation. Les choses simples peuvent parfois nous amener de véritables instants
magiques.
Hier, je suis tombé par hasard sur un reportage sur les dauphins. C'était très intéressant et beau de les voir ainsi évoluer dans le milieu
marin. On pouvait voir comment les dauphins faisaient des cercles d'air pour jouer avec en passant dedans. C'était gracieux, quasi artistique. Les dauphins transmettent même ce savoir-faire aux
plus jeunes. Les scientifiques qui les étudient, sont parvenus à la conclusion que les dauphins pourrait avoir conscience d'eux-mêmes. (pour la démarche, voici un lien que j'ai trouvé
sur le net ici)
Ils parviennent aussi à utiliser des écrans tactiles pour reconnaitre des objets. Tout ceci a été fait sans leur donner une récompense en nourriture, ce qui démontre une réelle coopération.
Si le dauphin a réellement une conscience de soi, alors ça pourrait remettre en cause notre conception de la place de l'homme sur notre planète. Reconnaître une certaine forme d'intelligence
animale amène beaucoup de questionnements et de revoir notre positionnement vis à vis de l'animal. Dans le reportage, le scientifique parlait même du fait que les dauphins devaient posséder en
quelque sorte, une forme de culture. C'est quelque chose d'important, car l'homme perd ainsi une partie de sa stature. Il n'est plus aussi exceptionnel que ça.
Tout ceci rejoint un autre reportage que j'avais vu sur les éléphants. J'en avais parlé sur ce blog, il y a longtemps. Eux aussi avaient une forme de culture, d'intelligence et de sensibilité.
Malheureusement, l'homme néglige ces animaux (et tous les animaux d'ailleurs) et ne les considère pas comme des êtres sensibles. Pourtant, un peu d'humilité ne ferait pas de mal à notre espèce.
Se reconsidérer dans un contexte plus global et cohérent. Ne plus s'extraire comme espèce à part qui a le droit de faire ce qu'elle veut. Voir que nous faisons partie d'un ensemble bien plus
vaste. Que chaque élément mérite toute notre attention et notre respect. Préserver la biodiversité dans tout son ensemble, c'est aussi préserver des formes d'intelligence que nous venons à peine
de découvrir. Ca ne peut que faire grandir l'humain.
par Yog
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Ecologie
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"La perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer."
Saint-Exupéry.
Je suis tombé l'autre jour sur cette citation. Je la trouve très intéressante et parlante. L'idée de la perfection ne serait alors pas le fait d'atteindre un état par la force de rajouts
successifs, mais bien d'aller vers un dépouillement. On retrouve cette notion finalement dans le non-savoir. "Je sais que je ne sais pas". N'est-ce pas cette idée de dépouillement, de légèreté
?
Saint-Exupéry laisse aussi entendre que la perfection est déjà là, dans l'attente d'être découverte. Il suffit d'enlever des couches de patine afin de libérer le potentiel qui se cache derrière.
Lorsque le Bouddha invite à lever les voiles de l'illusion, on reste dans cette même notion. Découvrir le sens profond de l'existence ne consiste peut-être pas accumuler du savoir, mais au
contraire à se libérer de tout ce qui voile notre vision. Lorsque la nature crée de merveilleux paysages, ils sont là, devant nos yeux, encore faut-il les voir. Prendre le temps de les voir, de
les contempler et de s'ouvrir à cette beauté. Il n'y a rien à faire, si ce n'est de se rendre disponible, accueillir en soi toute cette beauté.
par Yog
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Face aux mystères que nous réserve l'existence, il est toujours étonnant de constater à quel point on peut se raconter des histoires. C'est
clair qu'il est plus facile de vivre avec des certitudes que des doutes. Mais lorsqu'il n'y a pas de réponse possible, est-il vraiment nécessaire de s'inventer des explications ? Bon, c'est
rassurant, mais lorsqu'on est face à une question dont il n'est pas possible de trouver une réponse fiable et définivite, pourquoi ne pas se contenter de rester dans l'ignorance ? Ce n'est pas
mauvais en soi de rester ainsi, dans le doute. Au contraire, ça permet de rester ouvert, de pouvoir consulter les différentes hypothèses sans pour autant s'enfermer dans une possibilité. On peut
toujours pencher plus pour l'une que pour les autres, mais ceci reste alors de la convenance personnelle ou le résultat de notre conditionnement. Pourtant, le non savoir permet d'ouvrir tellement
de portes. Quel est le sens de la vie ? Comment savoir ? Pourquoi ne pas rester émerveillé par la vie, sans pour autant l'alourdir de sens qui ne visent qu'à rassurer notre besoin de
compréhension.
Ne pas savoir est perçu comme quelque chose de négatif. En effet, dans notre scolarité, ne pas savoir répondre aux questions posées est synonime d'échec, de mauvaises notes. Ne pas connaître un
savoir inventé par l'homme peut en effet être problématique dans certaines circonstances. Mais il faut faire attention à ne pas transposer les choses dans un domaine où cette logique ne
fonctionne plus.
Socrate disait : "Je sais que je ne sais pas". Et pourtant il est considéré comme un sage. Alors qu'y a-t-il donc dans ce non savoir pour le considérer comme une sagesse ?
par Yog
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